Dimanche 29 novembre 2009


Il était une fois une île sur laquelle vivaient tous les sentiments et toutes les valeurs humaines : la Bonne humeur, la Tristesse, la Sagesse... ainsi que tous les autres, y compris l’Amour.
Un jour, on annonça que l’île allait être submergée. Alors tous préparèrent leurs embarcations et s’enfuirent. Seul l’Amour resta, attendant jusqu’au dernier moment. Quand l’île fut sur le point de disparaître, l’Amour décida de demander de l’aide.


La Richesse passa près de l’Amour dans un bateau luxueux et l’Amour lui dit :
"Richesse, peux-tu m’emmener ?"
"Je ne le peux pas car j’ai beaucoup d’or et d’argent dans mon bateau et il n’y a pas de place pour toi."

Alors l’Amour décida de demander à l’Orgueil qui passait dans un magnifique bateau :
"Orgueil, je t’en prie, emmène moi."
"Je ne peux pas t’emmener, Amour, tu pourrais détruire la perfection qui règne dans mon bateau."

Ensuite l’Amour demanda à la tristesse qui passait par là :
"Tristesse, je t’en prie, emmène moi."
"Oh Amour" répondit la Tristesse "je suis si triste que j’ai besoin de rester seule."


Ensuite la Bonne humeur passa devant l’Amour, mais elle était si heureuse qu’elle n’entendit pas qu’on l’appelait.

Soudain une voix dit :
"Viens, Amour, je t’emmène avec moi."
C’était un vieillard qui l’avait appelé. L’Amour était si heureux et si rempli de joie, qu’il en oublia de lui demander son nom. Arrivés sur la terre ferme, le vieillard s’en alla.

L’Amour se rendit compte combien il lui était redevable et demanda au Savoir :

"Savoir, peux tu me dire qui est celui qui m’a aidé ?"
"C’est le Temps" répondit le Savoir"


"Le Temps ?", demanda l’Amour, "Pourquoi le Temps m’aurait-t’il aidé ?"
Le Savoir plein de sagesse répondit :
"Parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l’Amour est important dans la vie".



Par Chatbada
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Samedi 21 novembre 2009


Encore de ces semaines de "pas envie",
de "pas le temps"....
de "demain" ,
de "plus tard"....

Danse sarabande de jours trop courts...
Et pourtant, il paraît que...
 


On va faire un peu d'arithmétique basique...
7 + 14, ça fait ?... 21 ! Bien !
Anciennement, c'était le chiffre de la majorité, de la liberté, hein !
Pourtant chez moi, il fait pas l'même déclic...
7 heures... 7 heures de sommeil par nuit
14 heures... 14 heures de course à la vie
Reste 3 heures...
Pour faire la nique au bonheur...

C'est pas Super Woman qui vient vous faire un slam
Je passe mes charmes avant mes drames
Quand je déclame, pour pas tirer d'alarme
Mais des fois je m'enflamme.....
Et c'est mon ras le bol que j'ai envie de lâcher
Parce que je suis fatiguée... juste fatiguée...
Même pas amère ni en colère...
Juste un peu marre qu'on m'pompe tout mon air sans en avoir l'air...

Les doubles journées, les doubles corvées, les doubles casquettes
Et malgré l'épuisement qui parfois me guette
Faudrait toujours garder le sourire, jamais faire la tête
Et être en toutes circonstances pomponnée comme une midinette...
On gère et on orchestre avec brio tout notre petit monde
On le porte à bout de bras, de force et de patience
On défriche et on dépoussière tout à la ronde
Pour embellir le quotidien de l'existence...

Et on n'attend même pas les merci,
Même pour nous c'est normal
De s'occuper des chaussettes sales
De servir de post it ou de taxi...
Et puis des fois, sans qu'on sache pourquoi
Un petit rien déclenche un tsunami singulier
Un truc qui se met à déferler et on se met à hurler
Pour une broutille qui soudain... ne passe pas...

On se heurte à l'incompréhension
"Pourquoi tu deviens hystérique ? Pourquoi tu cries ?"
Oui... La question est intéressante... pourquoi tu cries ?
Comme ça... sans raison... :|
Mais ces raisons qui... "n'existent pas"
Je sais bien que toutes les femmes ici les comprendront
Sans avoir besoin que je les détaille à fond...
A peu de chose près on livre toutes les mêmes combats...
On répète les choses un million de fois !!

A croire qu'on évolue dans un monde de malentendants chroniques
On passe, on ramasse, on range, on organise et on nettoie
On écoute, on câline, on supporte les critiques...
On relègue ou on diffère nos besoins et nos envies
Même quand après une journée bien remplie
On aimerait bien aussi se vautrer sur le canapé
En attendant qu'arrive comme par magie un dîner tout préparé...

Mais Super Woman... faut pas l'oublier,
C'est jamais qu'une série télé...
Et j'ai vraiment pas envie de lui ressembler !...

A bon entendeur.....





LUNDI ... MARDI... MERCREDI... JEUDI... VENDREDI...
Toujours en mode "je cours"....








Par Chatbada
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Mercredi 18 novembre 2009


Alors, vaccin ou pas ? Les uns sont prêts à prendre le taureau par les cornes, les autres traînent les sabots et ruminent leurs doutes. C'est que des voix plus ou moins autorisées en disent pis que pendre et, d'une traite, en énumèrent les risques. La question, il est vrai, ne peut être que vachement embarrassante : pour l'étymologie, faut-il le rappeler, ledit vaccin a toujours eu partie liée avec notre bovidé...

On n'y songe plus guère, en effet, mais ce vaccin doit tout à la vaccine, maladie de la vache (en latin, vacca) que l'on inocula à l'homme pour le protéger contre la redoutée variole. C'est par extension que le mot s'appliquera ensuite à toute substance préparée à partir de microbes, de virus ou de parasites et propre à immuniser contre un germe. Allez vous étonner qu'aujourd'hui encore d'aucuns voient dans les vaccinations obligatoires autant de vacheries quand d'autres, partisans déclarés du progrès, boivent en les évoquant du petit-lait !

Au reste, ce n'est là qu'un exemple de la place que tiennent les animaux au sein de notre lexique. Nul besoin, en l'espèce, de société protectrice, nos amies les bêtes sont partout chez elles !

 Vous perdez vos cheveux ? Consolez-vous, c'est arrivé à des animaux très bien, au rusé renard le premier. C'est lui qui, par le biais de son nom grec (alôpêx), est à l'origine de notre alopécie.



 Votre conjoint vous trompe ? Savoir que le cocu n'est autre qu'un coucou vous aidera peut-être : la femelle dudit oiseau est en effet réputée pondre ses œufs dans le nid des autres !
 
On vous reproche souvent d'être comme l'éléphant dans un magasin de porcelaine ? Vous vous en voudrez moins quand on vous aura appris que la si délicate porcelaine descend de cette vieille cochonne qu'est la truie : le coquillage qui lui a donné son nom avait été baptisé porcellana par les Italiens parce que sa fente dentelée leur rappelait la vulve de la femelle du porc.
 
Où la poésie ne va-t-elle pas se nicher !

On poursuit ? Vous l'aurez voulu ! Vous n'aimez rien tant que de jouer les Schwarzenegger, dans l'espoir que vos tablettes de chocolat feront fondre la gent féminine ? La montagne que vous vous flattez d'être accouchera d'une souris quand elle saura que le muscle n'est, en latin (musculus), que le « petit rat » qui donne l'impression de se promener sous la peau des adeptes de la gonflette. Vous êtes fier de votre pedigree ? Cela vous passera quand vous n'ignorerez plus que l'intéressé a beaucoup à voir, lui aussi, avec un oiseau, et pas le plus coté puisqu'il s'agit de la grue !
 
L'arbre généalogique de base, qui relie un individu à ses père et mère, n'a-t-il pas la forme d'un Y, autrement dit d'un « pied de grue » ? Mais vous préférez peut-être parader dans les cocktails ?

 Pas sûr que vous continuiez, une fois établi que les cocktailed-horses étaient des chevaux bâtards auxquels, pour les distinguer de leurs congénères de race, on avait coupé l'appendice caudal !

Et l'on pourrait donner beaucoup d'autres exemples ... Mais avant de conclure ,
 
il faudrait encore souligner ce que le canapé doit aux anophèles (le conopeum latin était un rideau de lit qui servait de moustiquaire) ;

 faire de nos poulets de fines mouches (le flic est un pur produit de la Fliege allemande) ;

 voir dans toute ovation un réflexe moutonnier (on sacrifiait à Rome un bélier, ovis, pour fêter le général victorieux) ;
 
hurler avec les loups qui peuplent nos lycées (le premier, celui d'Aristote, se situant, à Athènes, dans le « quartier du Loup ») ;

 rappeler que nos pavillons, témoins de nos penchants cocardiers, furent d'abord de pacifiques papillons, papiliones, du nom que les Romains donnaient aux toiles de leurs tentes flottant au vent.

Mais brisons là avant que l'on me reproche de chercher partout la petite bête...







Par Chatbada
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Mardi 17 novembre 2009


Ça ne me dérange pas si vous dansez sur le balcon en pyjama,
ou faites des pirouettes sous la pluie ...
Tenez bon...... vous êtes peut-être très spécial !

Chaque soixante secondes que vous vivez alors que vous êtes en colère ou simplement fâché, est une pleine minute de bonheur perdu qui ne reviendra jamais... pensez-y !

Le message est le suivant ...

La vie est courte...
Pardonnez rapidement,

 aimez vraiment, riez de bon coeur
et ne regrettez jamais quelque chose qui vous a fait sourire...
Prenez la vie du bon côté et osez ...
Osez être différents !
osez l'humour et la fantaisie
osez dire ce que vous pensez


Osez être vous-mêmes et suivez vos envies !




Soyez et restez ZEN pour votre bien-être !










Par Chatbada
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Dimanche 15 novembre 2009


La main de l'ami est légère,
Elle ne pèse pas pour te donner
La main de l'ami est repère,
Sur tous les chemins ombragés
La main de l'ami est chaumière,
Où l'âtre brûle pour réchauffer
La main de l'ami est lisière,
Ourlant tolérance forêt
La main de l'ami est rivière,
Qui prend sa source dans le respect
La main de l'ami est cautère,
Posées sur les moments blessés
La main de l'ami est entière,
De ses doigts d'écoute en toucher
La main de l'ami est bergère,
Au pré de la sincérité
La main de l'ami est paupière,
Voile d'amour du regard posé
La main de l'ami est princière,
Au royaume du non-jugé
La main de l'ami est prière,
Qui élève et aide à porter
La main de l'ami est lumière,
Aux pièces noires des jours peinés
La main de l'ami est matière,
Sculptée en lien solidité...

La main de l'ami messagère,
Silencieuse, elle vient vous parler
Prenez sa paume, elle est sincère,
de tout ce qu'elle peut vous donner
Et au monde qui la croit chimère,
Poussière éphémère déguisée,
Dites-lui qu'elle est aurifère,
Et pour le prouver, Souriez...


Lorsqu'elle s'ouvre et se tend, la main prolonge le meilleur de nous même...
Nous ne devrions jamais avoir à nous méfier d'une main tendue,
pourtant, parfois je peux comprendre que la vie amène certaines personnes à se protéger même de cela...





Par Chatbada
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